dimanche 7 août 2016

En guise de conclusion, des stratégies pédagogiques



Parce que nous sommes des pédagogues, nous nous sommes posé des questions sur nos façons d’apprendre. Et voyager, c’est une excellente façon d’apprendre.

Nous avons vécu constamment un conflit cognitif parce que nous avons été déstabilisées; l’Islande, ça ne ressemble à rien de ce que qu’on connaissait déjà. Alors, nous avons fait appel au paradigme socioconstructiviste: on s’est abondamment parlé pour construire nos connaissances. Par exemple, lorsque nous arpentions la région de Myvatn, avec Michaël et Émilie, on avait tout plein de questions: pourquoi Geysir ne saute-t-il plus? (Il semble qu’il soit bouché…) Pourquoi l’eau est-elle si laiteuse dans les bains? Pourquoi certains sols sont-ils rouges, alors que d’autres sont ocres ou noirs? On formulait des hypothèses, à tour de rôle, jusqu’à ce qu’on trouve une réponse plausible… ou qu’on demande à dieu (le dieu Google, évidemment!)

La taxonomie de Bloom
Dans sa taxonomie de l’apprentissage, Bloom indique que chaque apprenant doit passer par six stades, du plus «facile» au plus «difficile», pour acquérir des connaissances.
1. Connaissance: nous avions lu sur l’Islande avant de partir. On avait donc des connaissances théoriques. Mais elles étaient limitées parce que ce qu’on a vu, c’était infiniment plus complexe que ce qu’en disaient les livres. On avait un désir d’apprendre… qui n’a pas toujours été comblé. Par exemple, on aurait voulu plus d’explications sur les réservoirs du Dôme, à Reykjavík, là où est stockée l’eau chaude qui alimente la ville. Ce qu’on a su, c’est par notre guide de voyage… parce que, sur place, aucune affiche n’expliquait ce que c’était. Poche. Parce qu’on voulait savoir.
2. Compréhension: nos difficultés de compréhension sont venues de l’absence d’explication dans la plupart des sites touristiques visités (comme on vient de le dire)… ou même de la vie en général. Par exemple, on n’a pas trop compris comment fonctionnait le chauffage souterrain de la maison de Borgarnes… parce qu’on a eu chaud comme pas possible. Et qu’on ne savait pas comment baisser le thermostat… thermostat qu’on n’a jamais trouvé, d’ailleurs.
3. Application: à force de regarder les menus au resto, on a fini par savoir ce qu’on mangeait. Si c’était écrit «fiskur», ben, c’était du poisson. Si c’était «lambi», c’était du mouton! On se servait de nos connaissances théoriques pour les appliquer à des situations bien réelles!
4. Analyse: pour qu’un problème se résolve, il faut analyser. C’est ce qu’on a fait à Akureyri, lorsqu’on est arrivées à la cabane à Niels. Il n’y avait pas d’eau, malgré le fait qu’on suivait les indications données par Niels. Alors, on a appliqué nos connaissances en gestion de l’eau … On a suivi le tuyau qui entrait dans la maison pour arriver au bout : le tuyau n’était pas branché à la source! On pouvait ben ne pas avoir d’eau!!!
5. Évaluation: On a regardé nos photos, le soir venu, et on essayait de se rappeler. Avec la quantité de photos que Stéphanie a prise, ça nous a donné pas mal d’ouvrage! Une évaluation de chaque journée, en somme.
6. Synthèse: j’ai écrit le blogue tous les soirs, faisant ainsi une synthèse de la journée… ou de n’importe quoi d’autres. Stéphanie a mis un tas de photos sur Facebook. Une jolie synthèse. Du moins, un essai de synthèse.


Nous avons aussi mis à profit des différents types de connaissances développées lorsqu’on apprend.

Connaissances déclaratives
On sait des choses.  Stéphanie m’a fait de l’enseignement magistral, en moins de 20 minutes, respectant la règle d’attention des 20 minutes. De toute façon, en conduisant, je pouvais difficilement être attentive plus que ça!...

Connaissances procédurales
Il faut appliquer une procédure connue à une nouvelle situation. Par exemple, on sait faire l’épicerie au Québec; faire l’épicerie en Islande relève de la même procédure... même si les termes sur les paquets ne ressemblent à rien de ce qu’on connait. Alors, on a mangé du something haché, comme a dit Émilie. Il y a la section des fruits et légumes (qui coutent une fortune!), celle de la viande, du congelé, des cannes, des produits laitiers… Et, comme au Québec, l’alcool s’achète dans un magasin d’état, le Vindudin.

Connaissances conditionnelles
On sait se faire à manger, même si ça prend des ingrédients qu’on ne connait pas. Google Traduction fait des miracles pour savoir lire… Stéphanie nous a fait de la sauce pour le something haché, à partir de ses connaissances (nulles) en norvégien, parce que le sachet était écrit en norvégien…

Parce qu’on est des pédagogues hors pair (je n’ai pas gagné le prix d’excellence de la ministre pour rien, je vous le rappelle), on a aussi varié nos méthodes pédagogiques pour construire les connaissances de l’autre, ne reculant devant aucun obstacle!

Apprentissage par problème
On se pose des questions, on émet des hypothèses. Tant sur la provenance de l’eau chaude souterraine, de l’absence de fils électriques, la pertinence des ponts à une seule voie, le mythe des elfes, l’existence des phoques islandais, la présence des trolls, le prix de l’essence pour les voitures… et surtout, tous les phénomènes géologiques croisés: les tremblements de terre (300 par semaine, en moyenne), les volcans, les geysers, les marmites de boue, les fumeroles, les champs de lave…
Pourquoi y a-t-il une maison, là, là, dans le milieu de nowhere? Pourquoi chaque maison, dans ce milieu de nowhere, a-t-elle une église en bois à côté? À qui appartiennent les moutons qui paissent dans le milieu de la route 1? Que veut dire le «M» lorsqu’il y a une huche pour permettre aux voitures de se ranger sur le côté pour en laisser passer une autre venant en sens inverse? Où notre guesthouse est-il situé, lorsqu’on regarde une carte de l’agglomération?
Le problème, c’est la découverte du mode de vie islandais…
La solution, c’est de se poser des questions!

Enseignement magistral interactif
C’est surtout Stéphanie qui s’est livrée à ce type d’enseignement. Comme elle avait accès aux livres et aux cartes, elle m’a fait de l’enseignement magistral sur ce qu’on allait voir. Parce que je suis une bonne étudiante avec de bonnes stratégies d’apprentissage, je lui posais des questions pour alimenter les discussions (c’est la partie «interactive» de ce type d’enseignement). Parfois, je la distrayais de son plan de leçon en lui faisant remarquer que des moutons allaient traverser la route.

Classe inversée
Michaël et Émilie sont partis par le sud, nous, par le nord. Alors, quand on s’est rencontrés, à Akureyri, on a échangé sur ce qu’on avait vu et ce qu’on allait voir par la suite.
C’est pas de la classe inversée, ça?  En tout cas, c’est du trajet inversé…

Pédagogie du projet
Ben, là. Juste le voyage, c’était un beau projet! On y travaillé depuis janvier, mais l’apprentissage s’est surtout fait sur place. Parce que, comme dans tout projet, il y a des trucs qui se sont déroulé comme prévu et d’autres qui ont été surprenant. Par exemple, la température exécrable du vendredi 8 juillet nous a obligées à revoir notre itinéraire et à consacrer une journée de plus à la visite du parc du Vatnajökull. Il a donc fallu modifier la suite de notre tour de l’ile…

Tutorat 
On a rencontré un couple de Français qui nous a parlé des oiseaux: où on devait aller pour les voir et voir quoi... C’est les puffins qui nous intéressent. Comme on était quatre, on peut parler de tutorat par les pairs : de voyageurs à voyageurs.
Même affaire lorsqu’on a parlé à une famille de Français pour leur expliquer comment se préparer à aller dans un hot tub : il faut prendre sa douche nu, se laver les aisselles, le sexe et les pieds. Et il y a une matrone (ou un matron, du côté des hommes) qui veille, pour s’assurer que la job est faite comme du monde. Autre pays, autres mœurs, sans aucun doute.

On a vécu le plaisir d’apprendre: on n’a pas vraiment été évaluées à la fin de notre séjour… Bien que, maintenant que nous sommes revenues en sol québécois, les questions posées par les amis et la famille sont une sorte d’évaluation qui nous oblige à structurer notre pensée, à aller chercher l’information pertinente à transmettre. On doit raconter trois semaines d’Islande en quelques minutes!!!  Mais attendez de voir les photos…

jeudi 21 juillet 2016

J'ai à peine...

... Le temps de revenir que je repars déjà. Je suis jetset de même, mouâ.
Suivez-moi sur l'autre blogue, http://julieestailleurs.blogspot.ca étant donné que Lislande, ben, c'est finiiiiiiiiii.
Je pars pour le Wisconsin, demain, à l'aube!🙄😜

mercredi 20 juillet 2016

Une brassée, quatre chevaux, un chaudron, une rencontre et une piscine



Une brassée
Parce qu’il nous faut quitter la maison de Borgarnes définitivement (bouhouhouhou!), ce matin, on a commencé la journée avec une brassée de lavage : les serviettes et les draps. Jamais, au grand jamais, je ne lave ça ensemble chez moi, les serviettes faisant des mottons sur les draps. Mais là… on est ailleurs et il faut opérer. Tout doit être sec pour 15h, maximum!...

Quatre chevaux
Alors, pour passer le temps en attendant que ça chessse, on est allés, avec Michaël et Émilie, faire un peu d’équitation. À une vingtaine de minutes de la maison, il y a un genre de ranch où pour plusieurs dollars, on a eu un petit cours pour savoir comment manœuvrer une bête et un peu de pratique, puis j’ai arpenté la région à dos de Tjocny (je ne me souviens pas du nom des chevaux de mes comparses de promenade – j’ai déjà eu un peu de mal à retenir le nom de mon cheval). La dernière fois que je me suis promenée à dos d’équidé, j’avais 10 ans. C’était au ranch Massawippi, chez mon amie d’enfance Hélène. C’était Bouffon que j’avais monté. Il me semble que c’est plus facile à retenir que Tjocny.
Magnifique randonnée, le long d’une rivière, avec la guide et son gentil Labrador qui nous a suivis, qui a fait peur aux moutons et qui s’est vautré dans la rivière. Malgré le frette et le vent. Comme d'habitude.

Un chaudron
De retour à la maison, on a mangé nos derniers restants, on a fini le ménage et on est finalement allées visiter le camping Rock ‘n Troll (je vous jure) juste à côté.  On s’était dit, dès les premiers jours, qu’il fallait aller marcher dans un petit sentier où il y avait des sculptures et des statues. Bof. La seule statue intéressante? Voir Stéphanie bouillir dans un chaudron.

Une rencontre
Une autre chouette rencontre pour l’apéro. Le département de français du Cégep est vraiment glamour! On a pris des bières (pour mes amis!) et un verre de vin (pour moi) avec Catherine Arvisais-Castonguay, ma jeune collègue, venue faire un stop-over à Reykjavik pour deux jours avec Bébé Jules (crotte comme tout!) et son chum Guillaume. On a bien ri, parlant de voyage… mais aussi, parlant de travail. C’est de même, des profs, quand ça se rencontre.  Ben difficile de parler d’autre chose que du département et de la job qui va finir par arriver.

Une piscine
On a fini la journée – la dernière de ce périple de 24 jours en terre de feu et de glace – dans la piscine à Reykjavik, avec les locaux. Un gentil bain chaud pour nous amortir un peu… après une douche dans les normes : tout le monde est flambant nu et doit se laver les aisselles, le sexe et les pieds. Après ça, on peut mettre son costume de bain et aller dans l’eau.  En Nislande, on fait comme les Zislandais.

Mais là, Lislande, ça achève…

mardi 19 juillet 2016

Le ciel rose juste pour nous!



Dernière journée dans notre région…  Pendant que Michaël et Émilie parcourent notre région d’adoption, Stéphanie et moi, nous retournons à Reykjavik, pour aller voir deux-trois trucs qui étaient encore sur notre liste.
Après avoir erré dans les rues, à la recherche des quartiers de riches, on s’est ramassées pas trop loin du centre-ville où on a marché au hasard, dans le quartier des ambassades.  Vous dire que l’ambassade du Canada est une honte, vous ne pouvez pas croire ça. Un obscur édifice à bureaux, avec une plaque dans l’entrée. Et dans l’édifice, toutes sortes d’autres affaires pas rapport.  On fait dur.
Même si on a marché au hasard dans des rues inconnues, on s’est vite retrouvées, sans même regarder la carte. C’est qu’on connait notre Reykjavik!  Alors, que dire de notre Borgarnes!?!? Des championnes!
Ce soir, dernier souper – avec Michaël et Émilie – à manger des restants… Parce qu’il faut vider le fridge et manger ce qui nous reste.  Michaël nous a concocté, avec son talent habituel, un souper de touski. Avec du vin, des discussions et des rires. Encore une fois, le bonheur.
Le bonheur s’est fini, du moins pour la journée, la larme à l’œil (parce qu’on quitte Borgarnes demain, en milieu d’après-midi), sur le balcon, à regarder le soleil se coucher sur nos montagnes pour la dernière fois. Le ciel a été tout rose juste pour nous. C’est la magie des elfes, c’est sûr.


lundi 18 juillet 2016

Le retour...

Le retour à la maison de Borgarnes, après 9 jours sur la route. Deux immenses brassées de lavage, un peu d'épicerie, Stéphanie qui s'achète une valise pour rapporter ses souvenirs... c'est le retour à la vie normale!
Le retour de nos amis, Michaël et Émilie, qui viennent passer les derniers jours à Borgarnes avec nous. Des anecdotes sur nos périples respectifs depuis qu'on s'est laissés, à Akureyri, mercredi matin dernier. De l'agneau sur le BBQ, du cidre, de la bière, du vin, des chips... et des rires à profusion!
Le retour... non, pas le retour. Plutôt la continuité du bonheur. Partagé, en plus! 😋

dimanche 17 juillet 2016

C'est la faute à la faille



Dernière journée de ce tour de l’ile, comme aurait dit Félix. C’est juste que l’ile de Félix, elle fait 42 milles. L’Islande, elle… ben, ce n’est pas très clair.  Disons seulement qu’on a fait 2533 km en neuf jours. Et sur deux continents.  Rapport à la faille.

La faille, c’est l’espace qui grandit, d’année en année, entre les plaques tectoniques de l’Amérique du Nord et de l’Europe. L’Islande se trouve à cheval sur ces deux plaques, ce qui explique les volcans, les tremblements de terre, la création de fissures terrestres… et autres plaisirs anticipés. Aujourd’hui, en arpentant la péninsule de Reykjanes, on a assisté – de loin et de moins loin – à tous ces plaisirs. Et à d’autres. On a le bonheur facile, je trouve.


C'est vraiment ce qu'on appelle un pont entre deux continents...
La péninsule de Reykjanes est appelée, sans doute à juste titre, la péninsule aux 100 cratères (comme nous, vous devez faire acte de foi: on ne les a pas comptés).  On en a vu plusieurs, que un dont on a marché dessus de… Il s’appelle Kerið. Son eau turquoise est splendide. Mais comme l’eau est plutôt mettons comme genre stagnante, il y avait de la beubitte autour, c’était à s’en confesser. J’en ai eu dans les yeux et dans la bouche, évidemment.


L’Islande est aussi assise sur un bon paquet de sources chaudes. On vous a déjà dit que notre maison, à Borgarnes, était chauffée d’en dessous… On a vu, aujourd’hui, un certain nombre de ces parcs géothermiques. C’est infiniment impressionnant! Et c’est un peu inquiétant, quand même. La géothermie chauffe les maisons, je répète. Mais ça permet aussi de faire pousser des légumes et des fruits en serre. On voudrait voir les immenses serres de bananes (ne riez pas: l’Islande est un producteur important de bananes en Europe). On va devoir se contenter d’une bébé serre destinée au public, parce que les vraies serres, elles, sont situées à l’université d’Islande à Hveragerði et la cueillette annuelle est terminée… 


La géothermie permet aussi de cuisiner.


On s’est enfilé un diner qui a créé beaucoup de bonheur dans notre bouche: Stéphanie a pris du canard et j’ai pris de l’agneau… cuits grâce à la géothermie. Comme les petits légumes qui accompagnaient. On a le bonheur agréable. La facture était, elle aussi, géothermique.




Ce qui sort des entrailles de la terre, c’est de la vapeur… parce qu’il fait trop chaud en dessous! Ça me fait penser à un presto, mettons.  Sauf que le rond, sous le presto, est à high en permanence! C’est très impressionnant.  C’est humide, ça pue un peu et c’est chaud, évidemment. 



Ce qui m’impressionne dans la domestication (mettons…) que les Islandais ont fait de leur sous-sol, c’est qu’ils produisent aussi de l’électricité à partir de ces sources d’eau chaude qui pètent. Encore une fois, vous devez me croire même si je suis totalement incapable de vous expliquer le de-comment-que-ça-se-fait-de-l’électricité-avec-un-show-de-boucane-pareil. 
En fait, je trouvais surtout que ça ressemblait à une usine de fabrication de nuages...
 

Et, comme les volcans, ben ça a l’air que ça peut péter n’importe quand. Ah.


Et ça donne des couleurs dans la roche: mes amis profs de chimie vont être impressionnés. J’ai pris tout plein de photos pour eux, même si je suis en vacances. Je suis de même, moi.

Les marmites de boue. Je trouve ça à la fois laid et fascinant. En fait, je trouve que ça ressemble à de la gouache qui bouille qui sentirait (un peu) l’œuf pourri (mais c’est tout à fait supportable). Ça, c’est le bout laid. Mais c’est fascinant parce que ça sort des entrailles de la terre. Je veux dire… c’est qui le comique qui est en-dessous et qui pousse ça à la surface?

Faites un effort: il y a la fin d'un pop de bouillonnement, en haut, à droite

La lave du coin n’est pas pareille à la lave du sud de l’ile: elle est couverte de moumousse gris-vert. C’est le premier végétal qui couvre la lave, une fois qu’elle s’est étendue par terre. 



Pas de blocs de lave séchée comme dans le nord et le nord-ouest. Pas de longues plages de sable noir, comme dans le sud. Non, les champs de lave de la péninsule sont des «vieux» champs de lave. Donc, recouverts de moumousse. Ça ne fait qu’alimenter mon amour du volcan.  Parce que, quand j’étais jeune, je voulais devenir volcanologue. C’est juste qu’à Montréal, ben, volcanologue, ce n’est pas un métier très en demande.

Le lagon bleu.  Non, non, pas le film avec Brooke Shield.  Un genre de piscine à l’eau laiteuse où vont se faire tremper les riches touristes. Il n’y a pas vraiment de locaux là. D’autant plus que c’est à côté de l’aéroport de Keflavik alors les touristes, entre deux vols ou avant de repartir, viennent se faire tremper. Au prix que ça coute, le trempage a besoin d’être agréable et de ne pas trop fripper le bout des doigts. Parce que si on se fie au prix des cossins à acheter au gift shop, c’est un bonheur hors de prix. Même pour les gens riches et célèbres que nous sommes!


Comme on a déjà trempé dans du semblable à Myvatn, on a passé outre ce bain-là. C’est ce qu’on avait décidé avant même de partir de Montréal…

On a tellement le bonheur facile qu’on a fini notre périple… au IKEA!  Le bonheur tient dans des napkins et des boulettes suédoises.