jeudi 30 juin 2016

On n'a rien vu



Je vous jure. On n’a rien vu.  Ben, en fait, on a vu ça.


On était dans le noir total, au bout d’une marche de 600 mètres dans… un tunnel de lave.  Moi qui voulais être volcanologue dans une autre vie, j’ai été servie!  Un tunnel de lave!!! Je vous jure, ça ne s’invente pas. Et ça s’appelle Vidgelmir.  Prononcez ça comme vous voulez, mais ça ne se dit pas Vide-Jel-Mir. Sachez-le.

Ça a commencé sur le dessus. On est arrivées avec un peu de broue dans le toupette. Moi qui n’ai pas l’habitude de faire des détours en voiture, là, y’a fallu en faire un parce qu’on était passées tout dwette. C’était juste pas bien indiqué… Mais ça valait la peine!

Un tunnel de lave.

J’en reviens pas encore.



Deux heures à descendre dans les entrailles de la terre. À regarder des roches de lave, des stalactites et des stalagmites de lave et de glace. Fascinant. Formés il y a mille ans, lors d’une éruption volcanique. Évidemment. L’endroit est fraichement aménagé. Il y a quelques semaines, il fallait descendre en marchant sur les grosses roches, en se tenant avec un câble. Niet pour moi. Mais là, avec l’escalier en bois fraichement construit, ce fut très agréable. Ça ne m’a pas empêchée de me péter le crâne sur une paroi un peu trop basse. Heureusement, on avait un casque de mineur… avec une lampe frontale. 


Rendus presque au bout du tunnel (il restait encore 600 mètres de spéléologie à faire!), on s’est assis sur des roches et le guide nous a demandé de fermer nos lampes frontales.  Le noir total.  TOTAL.  Rien.  On ne voyait rien. Pis l’autre qui nous racontait l’histoire des 13 pères Noël islandais qui donnent des pommes de terre aux enfants qui n’ont pas été très sages. C’était magique. Jamais je n’ai vraiment réalisé que j’étais à 600 mètres sous terre, moi qui suis un-peu-pas-mal claustrophobe. Noir total, je vous dis. Comme sur la photo…

Le gentil guide, Haukvaldur (c’est son nom…), nous a dit qu’on était le plus beau groupe qu’il avait eu! Ben, on était juste 4 : Stéphanie et moi, et un couple de Néerlandais. Il nous a aimés parce qu’on a posé beaucoup de questions. Ben… c’est parce qu’on voulait savoir, tiens. Alors, on a fait nos touristes (faut s’assumer!) Ça s’est fini avec une photo avec notre guide, 22 ans, petit (ben, évidemment plus de sipié) étudiant en géologie.


Bon, c’est vrai qu’on n’a pas juste rien vu aujourd’hui. On s’est fait humidifier aussi.



Pis on a pris notre premier verre de vin au soleil pas pantoute couchant, à 22h30.

Oui, on le sait, ça a l'air d'une photo de voyage de noces... Énéwé, on passe déjà pour un couple!!!

mercredi 29 juin 2016

Comme il se doit



Comme il se doit, je suis toujours fébrile quand je prends l’avion pour aller sévir ailleurs. Sauf que là, je n’étais pas seule. Je pars avec mon nââââmie Stéphanie. Michaël et Émilie sont aussi de la partie, du moins pour les vols. On devrait se croiser quelque part à Myvatn ou à Akureyri dans une douzaine de jours. Puis à la toute fin. Énéwé, on est aussi tous sur le même vol de retour.
Comme il se doit, on a soupé au St-Hubert de l’aéroport de Dorval avant de partir. Autant ne pas trop se dépayser tout de suite!  Ça viendra surement…


Dans l’avion, j’étais dans la classe «wagon à bestiaux», où il faut payer pour manger des pinottes. Heureusement, le verre de jus de pommes était gratisse. Oui, je sais, je vous ai habitués à plus de classe que ça… sauf quand je dois payer mon billet, ce qui fut le cas ici, Icelandair ne faisant pas partie de la grande famille de Star Alliance où je peux acheter mon tiquette avec mes points Aéroplan. C’est de même. J’assume mon rang, comme il se doit. La très courte nuit fut donc commanditée par Icelandair...


On était énervées en débarquant de (très) bon matin à Reykjavik. Comme il se doit.
- Rapport qu’il était sizeures du matin;
- Rapport qu’on a attendu qu’un représentant de la compagnie de location de char daigne venir nous chercher (mais on aurait très bien pu y aller en titautobussejonde qui fait la navette entre l’aéroport et les compagnies de location);
- Rapport qu’on a pris possession de la Dacia Duster qui sera nôtre pour les prochaines semaines (ben mienne, parce que Stéphanie ne conduit pas manuel… Ne le dites pas trop fort : «Yé…»);


- Rapport qu’on a conduit de Keflavik (l’aéroport) à Reykjavik qu’on a contourné;
- Rapport qu’on s’est arrêtées dans une épicerie pour acheter deux-trois trucs pour diner;
- Rapport qu’on a conduit dans des routes en garnottes pour finalement arriver au chalet de Natalia et Niels en faisant deux minuscules virages en U…
C’est qu’on est bonnes, comme il se doit.


On a fait une tite sieste pis on est retournées en ville. Comme si Borgarnes pouvait être considéré comme une ville. Ben, y’a toujours ben trois épiceries, comme il se doit dans une ville. Alors, on a fait notre première épicerie, ne sachant pas toujours ce qu’on a acheté.  On verra ben. Mais va pour les Cheerios.


Pis on s’est arrêtées pour souper, pour fêter comme il se doit notre arrivée en sol islandais. Oh que ça valait la peine, ce resto-là, à Borgarnes. Ne serait-ce que pour le concept.


Pis on s’est attablées dans un café, au soleil, vers 18h30, pour finir la journée comme il se doit.  On a voté que la température soit toujours comme ça pour les 24 prochains jours. Mais m’est d’avis que ça ne sera pas tout à fait ça.

Et là, il est 21h30, il fait soleil comme en plein milieu de l’après-midi. Mais on s’en va se coucher. Non sans avoir mangé des chips. Comme il se doit.







mardi 28 juin 2016

Lalalèreu

Ça y est.  C'est paqueté. Du moins, l'essentiel.  Pour le superflu, il reste toujours MasterCard... (je me trouve drôle, tout à coup!... )

Et là, l'avion nous attend. Ben, c'est une façon de parler. Parce que si on ne se pointe pas à temps, l'avion ne nous attendra pas...

Faque c'est ça.

Revenez ici dans les prochains jours. J'y raconterai nos découvertes. Rapport que je pense qu'il devrait y en avoir pas mal...