Je vous jure. On n’a rien vu. Ben, en fait, on a vu ça.
On était dans le noir total, au bout d’une marche de 600
mètres dans… un tunnel de lave. Moi qui
voulais être volcanologue dans une autre vie, j’ai été servie! Un tunnel de lave!!! Je vous jure, ça ne s’invente
pas. Et ça s’appelle Vidgelmir.
Prononcez ça comme vous voulez, mais ça ne se dit pas Vide-Jel-Mir.
Sachez-le.
Ça a commencé sur le dessus. On est arrivées avec un peu de
broue dans le toupette. Moi qui n’ai pas l’habitude de faire des détours en
voiture, là, y’a fallu en faire un parce qu’on était passées tout dwette. C’était
juste pas bien indiqué… Mais ça valait la peine!
Un tunnel de lave.
J’en reviens pas encore.
Deux heures à descendre dans les entrailles de la terre. À
regarder des roches de lave, des stalactites et des stalagmites de lave et de glace.
Fascinant. Formés il y a mille ans, lors d’une éruption volcanique. Évidemment.
L’endroit est fraichement aménagé. Il y a quelques semaines, il fallait
descendre en marchant sur les grosses roches, en se tenant avec un câble. Niet
pour moi. Mais là, avec l’escalier en bois fraichement construit, ce fut très
agréable. Ça ne m’a pas empêchée de me péter le crâne sur une paroi un peu trop
basse. Heureusement, on avait un casque de mineur… avec une lampe frontale.
Rendus presque au bout du tunnel (il restait encore 600
mètres de spéléologie à faire!), on s’est assis sur des roches et le guide nous
a demandé de fermer nos lampes frontales.
Le noir total. TOTAL. Rien.
On ne voyait rien. Pis l’autre qui nous racontait l’histoire des 13
pères Noël islandais qui donnent des pommes de terre aux enfants qui n’ont pas
été très sages. C’était magique. Jamais je n’ai vraiment réalisé que j’étais à
600 mètres sous terre, moi qui suis un-peu-pas-mal claustrophobe. Noir total,
je vous dis. Comme sur la photo…
Le gentil guide, Haukvaldur (c’est son nom…), nous a dit qu’on
était le plus beau groupe qu’il avait eu! Ben, on était juste 4 :
Stéphanie et moi, et un couple de Néerlandais. Il nous a aimés parce qu’on a
posé beaucoup de questions. Ben… c’est parce qu’on voulait savoir, tiens.
Alors, on a fait nos touristes (faut s’assumer!) Ça s’est fini avec une photo
avec notre guide, 22 ans, petit (ben, évidemment plus de sipié) étudiant en géologie.
Bon, c’est vrai qu’on n’a pas juste rien vu aujourd’hui. On
s’est fait humidifier aussi.
Pis on a pris notre premier verre de vin au soleil pas
pantoute couchant, à 22h30.
Oui, on le sait, ça a l'air d'une photo de voyage de noces... Énéwé, on passe déjà pour un couple!!!















