Bon. On est en Islande. Pis même si c’est l’été, répétez avec moi: «Fafrette». Stéphanie fait dire «Ben frette». On le savait, on ne va pas se plaindre. Mais un vent à 70 km/h sur le dessus d’un glacier, mettons que. Ou sur le dessus d’un cratère de volcan. (Ève? Pourquoi le vent, il souffle par bourrasques qui nous jettent à terre?)
On a pris un genre d’autobus, au bout de la route 550 (je ne
peux pas croire que cette route-là était numérotée… dans son état de garnottes
avancées…). Ça nous a amenées sur («sur» dans le sens de «dessus») le
glacier. Les pneus qui se dessoufflent («déflater» a dit notre gentille guide)
automatiquement quand on arrive sur le glacier. Ben, c’est le chauffeur qui
pèse sur le piton approprié pour enlever de l’air dans les pneus pour qu’ils
aient plus d’adhérence sur la neige et la glace. C’est correct, je trouve. Je n’ai
pas trop de problème à attendre pour ça, mettons. On roule sur la neige, dans la sloche et sur
la glace. (Richard? Tu aurais dû dégonfler les pneus de ton Safari Condo pour te
sortir du chemin du Rassemblement d’hiver, non?)
Et là, arrive l’entrée du glacier Langjökull. Creusée de main d’homme au début, puis à la
scie à chaine et maintenant entretenue au John-Deere. Je connais certains de
mes amis qui prendraient plaisir à nettoyer l’intérieur du glacier, juste à
cause de ça… (Daniel? Frédéric? Si on fournissait des palettes, en plus, ça
vous dirait?)
On était habillées comme des ognons (remarquez l’orthographe
rectifiée). Chandail à manches longues, polar, premier manteau, deuxième
manteau imperméable. Pantalons de pluie. Tuques. Foulard. Gants. Bottes. On
nous a fourni des crampons. (Banane? Mimi? Ça ressemble à notre voyage en
République Tchèque ça, non?)
C’est parce que le glacier, dedans, il fond. En fait, non.
Le glacier ne fond pas. C’est la neige qui est au-dessus qui fond et qui
pénètre la glace. Sauf autour des lumières. (Alexandre? C’est pas supposé
chauffer, des DEL. Pourquoi la glace fond autour, alors?)
Petit Gauty (c’est son nom…) qui nous a expliqué ça très
sérieusement, avec sa tuque lui aussi. On était à 25 mètres de creux, on a
marché à peu près 600 mètres sur la glace et dans l’eau, dans une couche de
neige puis dans une couche de glace (Sara? Mes Blundstone sont étanches!!!)
On a vu une crevasse, trouvée par hasard. Genre que les
débiles creusaient pour avancer le tunnel à visiter, pis là, tout à coup, ils
ont pogné une «veine d’eau». La chienne leur a pris et ils sont sortis en
courant… parce que l’eau s’est mise à jaillir de partout. Mettons que ça te
tente pas de rester pris «dans» le tunnel d’un glacier qui se remplit d’eau (Sophie?
Louis? Ça ne vous fait pas penser à Arnaldur Indridason?)
Dans le genre exploration dépaysante, on a gagné le gros
lot. Mais on en est sorties vivantes! Après le tunnel de lave hier, le dedans d’un
glacier aujourd’hui. On fait dans les
éléments de la nature, je trouve. (Alexis? Est-ce que ça te fait plus penser à
Naruto, à Bakugan, à Yo-Gi-Oh! ou à Fairy Tail?)
On a continué l’exploration de notre région d’adoption. Un
cratère de volcan. Éteint, j’espère. Vous
dire le vent qu’il y avait là, ça nous a empêchées de faire le tour. On allait se crasher dans le trou, c’était sûr! Regardez-nous l’air. (Mic?
Émilie? Je suis sûre que vous faites plus dur que nous!!!)



















