350 kilomètres avalés aujourd’hui. C’est, selon Stéphanie,
trois plis de carte. Carte qui commence définitivement à avoir son voyage!!! Mais c’est tellement plus agréable de
regarder sur une carte où on s’en va, au lieu de se fier à un GPS sans âme.
Trois plis de cartes, pour trois observations.
1. Les icebergs et
les glaciers.
Ce matin, retour sur nos pas, à Jókulsárlón. Nuance: on ne revient pas sur nos pas,
on observe le paysage d’un autre angle. La
matrone-avec-un-accent-pas-possible, à notre guest house de riches hier, nous a dit que la pouponnière à
icebergs change tous les jours. Alors, comme il fait gris mais qu’il ne pleut
pas, on décide de retourner voir. Grand bien qui nous a pris. C’était magnifique… Je comprends Julie et
Sara qui ne sont pas restées de glace (mouhahahaha! quel jeu de
mots!!!) devant la pouponnière à icebergs.
Ça a quelque chose de touchant.
Il fait gris. Alors, on ne voit pas l’immense glacier du
Vatnajökull derrière des langues de glacier. Mais au moins, on arrive à l’imaginer…
Hier, c’était tout à fait impossible!!!
2. Les volcans et la
lave.
Dans le nord et le nord-ouest, les champs de lave sont
remplis de blocs de lave. Comme des blocs de pierre, empilés tout croche (allez
relire le billet du 5 juillet si vous avez oublié!) Dans le sud, un immmmmense champ de lave tout
plat, mais à perte de vue. Dans le
nord-ouest, on avait une impression d’être sur la lune. Ou quelque chose du
genre (comme on n’y est jamais allées, ni Stéphanie ni moi, on ne se fie que
sur les films de la NASA pour affirmer…). Mais au sud, c’est le pas-de-relief
et l’immensité du territoire dévasté.
Évidemment, ce n’est pas parce que c’est plat qu’il n’y a
pas de roches. La preuve? On a édifié
Lislande de notre gracieuse présence en érigeant, nous aussi, notre petit
monticule.
Sauf qu’on l’a baptisé.
La lave a aussi donné des trucs un peu étrange: une longue
plage de sable noir. C’est près de
Vik. Splendide. Dépaysant (encore?).
Et encore un peu plus loin, d’autres cheminées en basalte,
vestige d’un temps très très très lointain où un volcan a essayé d’érupter. Je vais faire ma chiante (et vous
m’aimez comme ça) en vous disant que j’ai aussi vu ça en Irlande du Nord, il y
a quelques années. Volcans en moins, je trouve que l’Irlande et l’Islande se
ressemblent. Après tout, elles n’ont qu’une seule lettre de différence.
Et encore un peu plus loin, un clone du rocher percé. Avec
de l’eau déchainée, c’est encore plus beau.
3. Les chutes.
Bon. Je reviens à l’explication terràterre que j’avais
donnée à Michaël, plus tôt cette semaine: «Y’a de l’eau, y’a un trou, l’eau
tombe dedans.» C’est qu’on a vu des
chutes aujourd’hui, certaines plus accessibles que d’autres, mettons. Au bout de peut-être 2 km (il y avait une pancarte, quelque part sur
le chemin, qui disait que la chute était à 1,2 km alors que le Guide sur l’Islande
dit que c’est à 1,5 km au total – chus p’tête pas forte en maths, mais je sais
que 1,2 km dans un sens, ça va faire plus que 1,5 au total), dans un
sentier qui ne fait que monter et monter (alors
que le Guide sur l’Islande dit que c’est une randonnée facile d’accès – je verrais
ben une chaise roulante, moi, dans la côte pis dans les escaliers!!!), la
chute de Svartifoss. Bon, okay, il y a des colonnes noires de basalte et c’est
beau. Mais ça ne demeure qu’un trou où tombe de l’eau.
On en a vu d’autres aussi, après.
On a vu Skogafoss. Celle-là, sérieusement, je pense que c’est
celle que j’ai aimée… Rapport qu’on était en bas et qu’on voyait ce que ça
donnait. Quand on est en haut, on fait juste imaginer ce que ça donne en bas.
Mais c’est en bas qu’on prend toute la mesure de la force d’une chute.
Messembre.
Pis la minusse Seljanlandsfoss. Bon, ça va faire. Matante,
ici, a son wéyage des foss.
Il ne manquerait que le tremblement de terre et le portrait
serait complet. Il reste encore quelques
jours.
Dès demain, on va revenir un peu à la civilisation «de l’ouest».
Déjà, ce soir, on couche à Selfoss, la plus grande ville du sud de Lislande (si
vous continuez l’apprentissage de votre islandais, vous comprenez qu’on couche
dans une ville qui a un nom de chute… parce qu’il y a une chute à côté,
bazwell). Bon, on pourrait laisser faire le superlatif, ici. Mais c’est comme ça que c’est présenté dans
les guides. On est pompeux avec ce qu’on peut.












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