Reste que. Combien de
fois on a eu la bouche ouverte, ne sachant pas trop quoi dire… ou en répétant, ad nauseam: «Ayoye. Mais c’est donc ben
beau…»
Quarantéun fjords bien comptés. Oui, je sais, l’orthographe
rectifiée commande que j’écrive fiords-avec-un-I, mais je trouve ça laid, moi
qui dis à mes étudiants que la beauté de l’orthographe d’un mot n’est pas une
règle. Dizuite hier et vintetrois aujourd’hui. Tous montés sur le même frame: de la roche, un peu de verdure,
des parois et, en bas, de l’eau. Je ne vois pas ce qu’il y a de tellement
émouvant là-dedans. Mais on a tripé comme deux mongolàbattries.
Les routes pour se rendre sont épiques, tantôt en asphalte,
mais le plus souvent en garnottes. Entretenues de façon variable. Heureusement, il a fait beau, parce que ça
aurait pu être hasardeux. En tout cas, ça aurait été plate, on n’aurait rien vu. Mais « faire beau » en Nislande, c’est
variable : en quelques minutes, on entrait dans les nuages – et ça donnait
un look féérique aux paysages. Puis, on en ressortait, soit parce qu’on était
au-dessus des nuages, soit parce que les nuages eux-mêmes se dissipaient.
Magique. Parce que pour le reste, je vous rappelle que ce n’est que de la roche
et de l’eau. Faut relativiser, des fois.
Mais quelle roche!!! On se disait, encore une fois, que
Lislande était un terrain de jeu splendide pour les géologues. La route, qui
serpente, nous permet d’être parfois sur le dessus de la montagne (et voir le
fjord, en bas) ou d’être en bas, sur le bord de la mer. Les deux vues sont
majestueuses pour des raisons différentes.
Les falaises sont impressionnantes… Évidemment, aucune photo ne peut
rendre justice à l’ampleur de l’endroit, même si Stéphanie en a pris plus de
1000 avec mon kodak. En v’là
quelques-unes, quand même, pour que vous puissiez faire aller votre imagination…
Quelque part, au fil de ces routes tortueuses, des villages.
Ben, des amas de maisons. Je ne sais pas à quel point on peut appeler ça des
villages. Mais ils font des efforts pour attirer le touriste : on a visité
le musée de la sorcellerie et celui des monstres marins. Vous jure. Et là, plantée
au milieu de nulle part, une église. On se demande, d’ailleurs, qui peut bien
aller là pour l’office du dimanche.
On est rentrées à la maison à 1h45, après 3h non-stop de
route asphaltée. À cette heure-là, le trafic est léger… et j’ai pu rouler à bonne
vitesse. Ce n’est pas tant la quantité de kilomètres avalés (autour de 1000) en
deux jours qui épuise, mais le fait d’avoir eu la mâchoire décrochée en
permanence.











Wow, les photos sont magnifiques ! je n'ose imaginer en vrai !
RépondreSupprimerC'est encore plus beau en vrai. Faut le voir pour le croire.
SupprimerSi beau!
RépondreSupprimer